dimanche 26 mars 2017

Théâtre : La Dame Blanche



Résumé  de la pièce :

Cette nuit là, Malo Tiersen n’aurait jamais dû prendre sa voiture. Il n’aurait jamais dû aller dans cette maison au milieu des bois. Il n’aurait jamais dû avoir cet accident. Et vous vous n’auriez jamais dû pousser la porte du Théâtre.
Au théâtre vous n’aviez jamais eu peur….. Jusqu’à ce soir.


Mon avis :

Un vendredi soir... Vous hésitez entre un cinéma et un théâtre. Vous vous décidez à passer les portes du théâtre de la Renaissance pour voir la Dame Blanche, pièce ayant reçu d'excellentes critiques et quelques récompenses.
Tout de suite, vous êtes dans l'ambiance. Les placeurs sont vêtus de façon spectrale. La pièce n'a pas débutée que des cris retentissent dans la salle...
Enfin la Dame Blanche entre en scène, et cela, que pour du pur bonheur.

Bien assis sur son fauteuil, la pièce commence timidement. Les acteurs prennent leur place petit à petit et pénètrent dans leur rôle de façon naturelle.
L’interaction créée avec le public est extrêmement bien dosée avec les parties de la pièce se jouant sur la scène.
L'histoire est très bien menée, et l'intrigue nous tient en halène jusqu'au final.

On ressort du théâtre enthousiaste, avec plein de frissons et l'envie d'y retourner.

Je la conseille vivement à tous les amoureux de théâtre qui ont envie de voir quelque chose de nouveau...

Réservation jusqu'au 30 juin 2017 pour le moment !

dimanche 5 mars 2017

Gilles Paris : Autobiographie d'une courgette


Edition : J'ai lu, 2016

Résumé :

Icare dit "Courgette", petit garçon de 9 ans, est né du mauvais côté de la vie.
Depuis tout petit, il veut tuer le ciel, à cause de sa mère qui dit souvent : "Le ciel, ma Courgette, c'est grand pour nous rappeler que dans la vie on n'est pas grand chose".
Depuis son accident, la mère d'Icare ne travaille plus, boit de la bière en regardant la télévision et ne s'occupe pas de son fils.
Un jour Courgette, à défaut de tuer le ciel, va tuer accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur".
Placé en maison d'accueil, Courgette découvre enfin l'Amitié, les fous rires, les larmes, les émotions et l'Amour...
Un petit chef-d'oeuvre d'humour et d'émotions. L'apprentissage d'une vie...


Mon avis :

Courgette en veut au ciel, qui lui a pris sa vie. A défaut de le tuer, il tuera sa mère accidentellement. Il est alors placé dans un institut, et va rencontrer une nouvelle famille, sa nouvelle famille.

Courgette est un enfant qui voit la vie du bon côté. Il rebondit sur les choses négatives et n'en garde que le positif.
Ecrit du point de vue de ce petit narrateur de 9 ans, le livre nous offre une nouvelle vision de la vie. On se dit que nos problèmes sont vraiment petits à côté de ceux qui peuvent s'abattre sur une jeune existence.
J'ai beaucoup aimé le passage "Elle est où ta maman ?" "Au ciel avec ses bières et une harpe" "Au cimetière" "Là où papa l'a poussée, au fond de l'eau". Malgré leur jeune âge, ils ne sont pas épargnés, et ne sont surtout pas dupes.

Avec beaucoup de simplicité, nous faisons connaissance avec les enfants peuplant l'institut, leurs histoires, leurs rires et leurs craintes, leurs espoirs.

J'ai beaucoup aimé la fraîcheur et la positivité qui règnent dans ce livre.
Un roman à prêter et à faire connaître.

Jo Nesbo : Le fils


Edition : Gallimard, 2015

Résumé :

Sonny Lofthus est héroïnomane, mais c’est un prisonnier modèle. Endossant des crimes qu’il n’a pas commis pour expier le souvenir du suicide de son père, policier corrompu, il fait également figure de guérisseur mystique et recueille les confessions de ses codétenus. Un jour, l’une d’elles va tirer Sonny de sa quiétude opiacée. On lui aurait menti toute sa vie, la mort de son père n’aurait rien d’un suicide… Il parvient alors à s’évader de prison et, tout en cherchant une forme de rédemption, va se livrer à une vengeance implacable. Errant dans les bas-fonds d’Oslo, en proie aux démons du ressentiment et du manque, il entend bien faire payer ceux qui ont trahi son père et détruit son existence. Quel qu’en soit le prix.


Mon avis :

Sonny, incarcéré pour des faits dont il n'est pas coupable, s'évade pour assouvir une vengeance. En effet, il découvre grâce à un co-détenu que la mort de son père n'était pas un suicide mais une mise en scène. Reste à en connaître la vraie raison.

Jo Nesbo nous emmène à Oslo, ville à deux facettes : celle propre et belle pour la vitrine, et celle sombre que parcourent les dealers et les acheteurs.
Le fils, assoiffé de vengeance, est un personnage touchant dans son innocence de la vie. Incarcéré très tôt, il a peu connu la vie en société et doit s'y adapter extrêmement vite pour accomplir ses sombres desseins. On le suit dans sa découverte du monde et également des gens. On apprend à se méfier et à faire confiance.
L'ambiance est belle, l'histoire bien menée, sans temps mort. On n'a qu'une seule envie : que la vengeance soit réussie.

J'ai beaucoup aimé le roman, lu dans le cadre du prix 813, qu'il a remporté pour l'année 2016.

Une belle réussite, un beau polar.

Jake Hinkson : L'enfer de Church Street


Edition : Gallmeister (Neonoir), 2015


Résumé :

Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.


Mon avis :

Jake Hinkson nous entraîne dans un roman pour le moins particulier. Car il commence par un kidnapping, mais on se demande qui est vraiment le kidnappeur. En effet, Geoffrey Webb, bien sous tout rapport, a besoin de se confesser. Mais de quoi ? Seules les 5 heures de route le révéleront.

L'enfer de Church Street est un roman extrêmement bien ficelé. L'idée est originale, l'histoire est inattendue. Un premier bémol est la taille du livre, bien trop petit à mon goût. Il se lit beaucoup trop vite !
L'atmosphère est forte. J'apprécie énormément l'ambiance des villes américaines, celles où tous les habitants se connaissent et se saluent, tout en se méfiant de son voisin.

Le personnage principal est bien construit : un homme attiré par la religion mais qui cache un côté pervers, obséquieux mais seulement en apparence.

J'ai quand même trouvé la fin un peu bâclée (mon 2nd bémol), comme si l'auteur devait finir rapidement son livre, mais sans avoir trouvé comme l'écrire.

Je le conseille quand même vivement pour les fans d'ambiance un peu noire.

dimanche 25 décembre 2016

Andrea H. Japp : Le Sang de grâce


Édition : Le Livre de Poche, 2007

Résumé :

1304. La France est déchirée par les luttes de pouvoir opposant le roi Philippe le Bel, l'Église et le très puissant ordre des Templiers. La belle Agnès de Souarcy, jeune veuve au caractère bien trempé, va voir son destin basculer sans comprendre à quel point il est lié à ceux du royaume et de la chrétienté... Dans ce troisième et dernier volume de 'La Dame sans terre', Andrea H. Japp nous donne enfin les clés des multiples intrigues nouées dans les deux précédents tomes... Qui est véritablement le jeune Clément ? Qui a commandé les meurtres de l'abbaye de femmes des Clairets ? L'enquête remonte désormais jusqu'à Rome et au proche entourage du souverain pontife empoisonné... Quant à l'histoire d'amour entre Agnès et Artus, comte d'Authon, elle va connaître, elle aussi, une fin inattendue..


Mon avis :

Agnès est délivrée de l'inquisition et retourne à son domaine avec Clément.
Dans l'abbaye de femmes des Clairets, d'autres meurtres sont commis dans le seul but de lever la fouille systématique à la sortie.
Artus, quant à lui, découvre l'amour qu'il éprouve pour Agnès sans toutefois parvenir à lui avouer.

J'ai trouvé ce tome beaucoup plus prenant et intéressant que le 2nd. L'histoire prend enfin forme avec des secrets révélés : qui est réellement Clément, quelles sont les personnes concernées par les thèmes astrologiques, qui est le meurtrier dans l'abbaye. L'intrigue avance d'un coup, très rapidement, et cela change du tome précédent qui était relativement plan plan.

Toujours très bien écrit, avec un bel arrière plan historique, l'histoire est extrêmement bien documentée sur les us de l'époque.
Le personnage d'Agnès, personnage principal, est toujours prépondérant. Les intrigues se déroulent autour d'elle et elle en prend conscience dans ce roman. Cette femme forte se construit dans l'adversité. On apprend certains de ses actes sans la juger et on comprend mieux son attachement à Clément.

Je ne sais pas si je lirai le 4ème tome, car je trouve que cela tire en longueur... Je pense que l'histoire aurait pu être raccourcie un petit peu. Cela aurait rendu un peu plus de rythme.

Robert Goddard : Heather Mallender a disparu



Édition : Le livre de Poche, 2013

Résumé :

Quinquagénaire alcoolique et désenchanté, Harry Barnett vit depuis de nombreuses années sur l’île de Rhodes, où il s’occupe de la villa d’un de ses amis, un homme politique anglais. Quand Heather Mallender arrive à la villa pour se remettre d’un drame personnel, Harry est vite attiré par la jeune femme. Mais, lors d’une balade en montagne, tout bascule : Heather disparaît sans laisser de traces et Harry est soupçonné par la police grecque de l’avoir assassinée. Devant l’absence de preuves, il est laissé en liberté. Avec une question qui ne cesse de l’obséder : qu’est-il arrivé à Heather ? Harry décide alors de mener l’enquête à partir de sa seule piste : les vingt-quatre dernières photos prises par la jeune femme avant de disparaître. Cliché après cliché, il va ainsi tenter de reconstituer les dernières semaines de la vie de celle-ci, entre la Grèce et l’Angleterre. Mais plus il apprend de choses sur Heather, sur son passé et sa vie, et plus le mystère s’épaissit.


Mon avis :

Harry s'occupe de la villa d'un de ses amis, politicien anglais.
Un jour, une jeune femme, Heather, arrive.
Alors qu'ils se promènent en montagne, Heather disparaît. Harry est le dernier à l'avoir vue vivante.
Face aux peu d'indices permettant d'établir une piste valable, Harry décide de mener sa propre enquête. Et cela va commencer avec les dernières photos prises par la jeune femme.

Tout commence sur une île grecque idyllique, sur laquelle beaucoup de personnes aimeraient passer des vacances.
Heather disparaît et seul son foulard est retrouvé. Grâce à un jeu de piste qui nous mène en Angleterre et en Suisse, nous menons l'enquête avec Harry. Pour nous, tout le monde est suspect et ce n'est qu'à la toute fin que nous découvrons enfin la vérité.

Finement menée, cette enquête nous fait voyager et nous tient en haleine durant tout le roman. Jamais je n'aurais pu deviner le dénouement final !
C'est extrêmement bien écrit, et le personnage d'Harry, cinquantenaire alcoolique, désigné coupable spontanément est très attachant. Car il souhaite juste découvrir la vérité, malgré ce qu'il peut lui arriver, et quitte à renouer avec un passé douloureux.

Je ne peux que le conseiller car j'ai passé un bon moment, dans une atmosphère suspicieuse de polar ! 

Marc Dugain : Une exécution ordinaire


Edition : Folio, 2009


Résumé :

Au mois d'août de l'an 2000, un sous-marin nucléaire russe s'abîme dans des profondeurs accessibles de la mer de Barents.
Vania Altman ferait partie des derniers survivants. Dans un port du cercle polaire, la famille Altman retient son souffle : elle risque une nouvelle fois de se heurter à la grande Histoire. Un demi-siècle après la mort de Staline, c'est désormais un ancien du KGB qui gouverne la Russie. Après nous avoir fait pénétrer dans les coulisses du FBI avec La malédiction d'Edgar, Marc Dugain offre ici une véritable fresque de la Russie contemporaine.
Inspirée de faits réels, elle révèle le profond mépris pour la vie manifesté par les gardiens paranoïaques de l'empire russe.


Mon avis :

Un livre, 3 époques, un même lien.
Un sous marin coule dans la mer de Barentz. Aucun survivant mais des mystères.
Une femme dotée d'un don est appelée pour soigner un grand de Russie.
Un ancien du KGB devient président de la Russie.
Qu'est ce qui relie ces 3 faits, qui ont l'air totalement séparés ?

J'ai eu un arrière goût de déjà lu durant tout le livre, jusqu'à ce que je me rende compte que j'ai vu le film 😊😊😊😊.

Je vais d'abord commencé par le style du livre. L'écriture est belle, simple et sans fioritures. Tout ce que j'aime. 
Les 3 parties sont cohérentes entre elles et même si parfois on aurait aimé aller plus loin (notamment dans la 1ère partie pour moi), on comprend parfaitement le choix de l'auteur de l'arrêter.
Enfin, les faits réels qui forment le squelette de ce roman rendent l'histoire plus forte. Je me rappelle de ce drame en l'an 2000, de tous ces hommes qui sont morts, alors que certains pensent qu'il était possible de les sauver. Vivre cette histoire de l'intérieur du sous marin est tout bonnement puissant.

L'histoire de la Russie, sa dureté, ses enjeux sont les thèmes évoqués dans ce roman. La peur de la trahison, la crainte de ses voisins, les choses à faire, à dire ou à ignorer nous donnent une vision plutôt particulière de ce pays qui a une réputation de pays dur et fermé à l'extérieur.

J'ai réussi avec facilité à me plonger dans ce livre, qui donne une première approche de la Russie et de son histoire.

La malédiction d'Edgar fait déjà partie de ma PAL !