samedi 3 septembre 2016

Rick Yancey : La 5e vague





Edition : Robert Laffont, 2013


Résumé :

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive...

Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…

Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.


Mon avis :

Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Quel est leur but ultime ?
Les êtres humains se retrouvent confrontés à une invasion hors norme. Car ils savent tout de nous, et surtout comment nous exterminer.
Cassie se doit de survivre. Son père s'est sacrifié pour elle, et elle a juré de retrouver son petit frère. Commence alors un périple, et une rencontre, celle d'Evan Walker.

Rick Yancey nous confronte à l'invasion de la Terre par des êtres qui nous connaissent parfaitement. Scénario extrêmement bien ficelé, l'histoire est écrite avec justesse et suspense. L'auteur change régulièrement de personnage, donnant ainsi un excellent rythme au livre.

Même si les personnages sont adolescents, et que le livre cible des lecteurs "young adults", on s'intègre parfaitement dans l'histoire, et on s'attache facilement à Cassie. On respecte la force dont elle fait preuve, on se reconnaît dans ses amours de jeunesse et on comprend sa peur face au monde et à la vie qu'elle a perdue.
L'histoire se met facilement en place et amène les protagonistes de façon naturelle.

Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce 1er tome. J'ai trouvé l'histoire originale. A voir pour les suivants !

vendredi 2 septembre 2016

Helene Hanff : La duchesse de Bloomsbury Street



Edition : Petite bibliothèque Payot, 2004


Résumé :

« Après toute une vie d'attente », Helene arrive enfin à Londres en juin 1971. L'ami libraire, Frank Doel, est décédé sans qu'elle l'ait jamais rencontré, mais sa veuve, sa fille et une foule de personnages hauts en couleur l'accueillent lors de ce séjour, ses premières vacances à l'âge de cinquante-quatre ans. S'adressant cette fois directement au lecteur, Miss Hanff nous offre un pèlerinage unique en son genre émaillé de points de vue savoureux sur des sujets aussi divers que le fonctionnement des douches, la prostitution, la famille royale, la préparation du martini, Shakespeare et George Bernard Shaw, deux des guest-stars littéraires de ce journal intime.

Mon avis :

Helene décide de partir pour Londres suite à un échange épistolaire avec un libraire londonien Frank Doel. Malgré le décès de ce dernier, elle réalise son rêve : passer des vacances inoubliables dans un pays qu'elle chérit.

Récit autobiographique, Helene Hanff nous offre son histoire de façon pétillante et vraie.
Tout dans son écriture nous fait parfaitement imaginer son état d'esprit, ses peurs, ses joies, et le plaisir qu'elle éprouve d'être en Angleterre.

C'est une véritable ode à Londres et à Shakespeare que nous lisons en entrant dans ce roman. Et nous en redemandons !
Car à travers les tribulations d'Helene, nous (re)faisons connaissance avec l'Angleterre, avec un point de vue neuf et incisif.

Sans avoir lu le 1er roman, qui est donc la correspondance entre Helene et le libraire Frank Doel, j'ai parfaitement réussi à m'intégrer dans cette histoire., qui est le style que j'aimerais avoir en écrivant...
J'ai découvert une auteur formidable que je conseille à tout le monde.
Et bien sûr, 84, Charing Cross Road est à rajouter à ma PAL...

Zoé Shepard : Ta carrière est fi-nie !


Edition : Points, 2013

Résumé :

PLACARDISATION
n. f. (du lat. placibilitas : clémence et arduus : difficile) :
"Résultat de la crise d'autoritarisme d'un chefaillon frustré consistant à mettre à l'écart tout salarié qui n'exécute pas béatement ses ordres imbéciles."
Après le succès phénoménal d'"Absolument dé-bor-dée", "ou comment faire les 35 heures... en un mois !" Zoé Shepard retrouve dans cette nouvelle « fiction » sa mairie, dont elle a dénoncé les gabegies.
Dévastateur et jubilatoire, le portrait accablant de l'administration française.


Mon avis :

Zoé est de retour, malheureusement, dans sa mairie d'origine. Et cela ne s'est pas arrangé. Déjà Simplet est toujours là et Zoé se retrouve totalement placardisée. A tel point que les gens hésitent à lui parler de peur d'être contaminés.

Je pense que seules les personnes connaissant un peu le milieu de la fonction publique / assimilés fonctionnaires peuvent vraiment comprendre qu'il s'agit de faits réels et pas nécessairement exagérés.
Quand Zoé dénonce les dépenses somptuaires et la lourdeur administrative, elle est totalement dans le vrai.
C'est avec un humour décalé qu'elle nous narre son expérience et ses relations avec ses collègues.

Le livre se lit très rapidement et j'ai retrouvé avec plaisir les aventures de Zoé dans sa mairie.
Par contre, je déconseille de lire les deux livres à suivre, car je pense que la lecture pourrait devenir quelque peu redondante.
Plus qu'à mettre le 3ème tome dans ma PAL !

jeudi 11 août 2016

Nicolas Lebel : Le jour des morts


Edition : Marabout, 2014

Résumé :

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l'hôpital Saint-Antoine : un patient vient d'y être empoisonné. Le lendemain, c'est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie... Tandis que les cadavres bleutés s'empilent, la France prend peur : celle qu'on surnomme bientôt l'Empoisonneuse est à l'oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans. Les médias s'enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d'une trentaine d'années que de nombreux témoins ont croisée ? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente ? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse : elle est une voisine, une soeur, une ex, et la chasse aux sorcières s'organise. Mais derrière l'Empoisonneuse, c'est la Mort elle-même qui est à l'oeuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.


Mon avis :

Mehrlicht a ses entrées à l'hôpital Saint-Antoire : il rend régulièrement visite à un très bon ami atteint d'un cancer. Quand le médecin l'appelle, il pense tout de suite au pire, mais en fait, un patient vient d'être assassiné...
Mehrlicht s'empare de l'enquête avec ses fidèles lieutenants Dossantos et Latour, et cela malgré le danger de celle-ci.

Rencontré lors du salon Saint Maur en poche, Nicolas Lebel est un auteur très abordable qui parle extrêmement bien de ses livres.

Le jour des morts est ce que j'appelle un polar efficace.
On connait les personnages par l'intermédiaire de descriptions et de dialogues précis.
Ils sont très bien mis en valeur, chacun a une histoire propre totalement séparée de l'enquête ce qui en fait des personnages très complets. L'auteur ne se borne pas à une seule dimension mais leur offre une histoire entière.

Quant à l'enquête, elle est très bien construite. Elle nous mène de Paris à la province, avec un recul de 40 ans. Qui est cette empoisonneuse qui sévit depuis aussi longtemps mais qui, selon les descriptions, n'a que 30 ans ?

Tout le roman s'enchaîne parfaitement, et cela dans une écriture très fluide.

Une très belle lecture pour cet été!


mardi 9 août 2016

Cecelia Ahern : Tombée du ciel




Edition : J'ai lu, 2015

Résumé :

Une nuit, sur le Ha'penny Bridge de Dublin, Christine croise Adam, qui s'apprête à sauter dans le vide. Christine lui lance un défi : elle promet de lui prouver en quelques jours que la vie mérite d'être vécue. Une course contre la montre teintée de romantisme.


Mon avis :

Christine sauve Adam. Il se laisse convaincre que la vie est belle et qu'elle vaut la peine d'être vécue à 100%. Adam laisse alors à Christine quelques jours pour le lui démontrer sinon, il sautera...

La couverture est belle, vous ne trouvez pas ? Et bien, ce n'est pas parce que j'ai été attirée par elle que j'ai acheté le livre, mais parce que j'ai croisé une personne dans le métro qui le lisait, et il m'a donné envie.

J'ai eu du mal à me le procurer, mais quand je l'ai lu, zéro déception.

C'est une histoire d'amitié, d'amour, d'espoirs, de tristesses, de déceptions et de joies. C'est une histoire qui raconte la vie, telle qu'on la connait.
Certes, c'est romancé, mais on peut facilement s'y retrouver et se dire "oui, si je regarde mieux autour de moi, je vois de belles choses, je vois de belles personnes", et nous redonner le sourire.

L'histoire d'Adam et de Christine est touchante et même si on devine la fin, on a envie de la lire. Car Christine est la personne que l'on souhaiterait avoir dans sa vie, celle qui nous pousse à être tout le temps positif, à nous surpasser tout en restant nous même, à nous rendre compte qu'on est juste exceptionnel.

C'est un livre pendant lequel j'ai souri durant toute la lecture, et c'est un roman que je ne peux que conseiller.

dimanche 7 août 2016

Caroline Preston : Le journal de Frankie Pratt




Edition : Pocket, 2015


Résumé :


Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, menus glanés chez les antiquaires ou sur eBay : six cents pièces ont été nécessaires à sa réalisation. Son héroïne, Frankie Pratt, a 18 ans lorsqu’en 1920 sa mère lui offre un journal. Élève prometteuse à Cornish (Nouvelle-Angleterre), la jeune fille voudrait quitter son village, découvrir l’université, et plus tard devenir écrivain, mais il lui faut renoncer au prestige du Vassar College pour aider sa mère veuve et désargentée. Cependant, même avec une bourse, ces études demeurent hors de portée. Pourtant, par un étrange tour du destin, les portes de la célèbre institution s’ouvrent à elle à la faveur de son idylle naissante avec le peu recommandable capitaine Pingree. Étudiante pendant quatre ans, Frankie croise des intellectuels et des écrivains, parmi lesquels Edna St. Vincent Millay (prix Pulitzer 1923), qui l’encourage à s’installer à Greenwich Village afin de se consacrer à l’écriture. Mais après deux charlestons et trois verres de gin frelaté, les amours à New York deviennent folles, et il est temps pour elle de renouer avec ses rêves : elle embarque pour Paris. À bord du SS Mauretania, Frankie se prend d’amitié pour une « vieille fille aventurière » et deux princes russes exilés – rencontre qui la conduit jusqu’à l’appartement en soupente de la librairie Shakespeare & Company tenue par Sylvia Beach, plaque tournante de la vie des écrivains et des expatriés de langue anglaise. Parmi eux, un certain James Joyce, qui travaille à son nouveau manuscrit, et un certain capitaine P., qui pourrait bien resurgir du passé et lui tourner la tête. Tandis que Lindbergh atterrit en triomphe à l’aéroport du Bourget, Frankie doit repartir vers son village natal, au chevet de sa mère atteinte d’un inquiétant rhume de poitrine. Mais, même de retour à Cornish, elle ne saurait renoncer à sa quête de succès et d’amour…


Mon avis :

Frankie a 18 ans, et Frankie a des rêves. Cependant, venant d'un milieu peu favorisé, elle ne peut pas intégrer d'école lui permettant d'accomplir sa destinée. Par une chance un peu provoquée, elle obtient une bourse et suit ses études dans un collège renommé. Elle se liera d'amitié avec sa colocataire, ira vivre à New-York, puis à Paris avant de revenir dans le berceau de ses origines...

Ce livre n'est pas un roman écrit, c'est un roman photo. Il nous plonge dans l'univers des années 20 en nous décrivant la mode de l'époque, la façon de fonctionner des écoles, les moeurs, et tout cela au travers d'images, cartes postales, photos d'époques.

Quelques encarts nous permettent d'avoir le point de vue de Frankie, et de découvrir son histoire, le courage dont elle a fait preuve pour tout quitter et commencer une nouvelle vie dans une ville inconnue puis dans un pays inconnu. Les risques qu'elle a pris pour réaliser son rêve paraissent énormes pour une femme jeune et seule, mais elle a tout tenté pour l'atteindre.

Attirée par la couverture, et après un feuilletage rapide du livre, j'ai sans hésité décidé de l'acheter. C'est impressionnant cette facilité à intégrer les années 20, et les images qui façonnent ce livre n'y sont pas pour rien. Même dans le métro, je réussissais à imaginer les passagers en costume d'époque !

J'ai adoré la construction de ce livre qui est très originale. J'ai beaucoup apprécié la recherche des documents pour en garnir le roman.

Ce livre a été une très belle découverte.

samedi 6 août 2016

Maud Mayeras : Hématome



Edition : Le livre de Poche, 2010

Résumé :

Dans une chambre d'hôpital, une jeune femme se réveille péniblement. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée. A son chevet, Karter, son compagnon, effondré, lui apprend qu'on l'a agressée, puis violée. Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Qui l'a agressée alors qu'elle attendait un enfant ? Quel grand malheur a mis un terme à sa carrière ? Et pourquoi le silence la sépare-t-il de son père depuis toutes ces années ? Bribe par bribe, les souvenirs resurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d'elle...


Mon avis : 

Emma ne se rappelle de rien, ni son petit ami, ni sa vie, ni son appartement, ni son chat. C'est le noir total. Tout ce qu'elle sait vient des médecins et des douleurs qu'elle a ressenties à son réveil.
Sauf qu'elle ne peut pas rester dans cet état, et a besoin de trouver qui elle est.
Elle va donc partir à la recherche de son identité, et passer par des chemins qu'elle n'aurait pas imaginé.

C'est un livre extrêmement dur. J'ai eu des difficultés à lire certains passages car j'ai une imagination débordante et là, il n'y avait rien à imaginer...
Il y a beaucoup de pression psychologique dans ce roman. Le désarroi d'Emma est palpable. On reconstruit son histoire brique par brique, on mène son enquête pour arriver au final.

Même si j'avais découvert le fin mot de ce roman, il est tellement prenant que je ne pouvais pas l'arrêter.
La vie d'Emma reste dans la tête même après avoir fini le livre. L'agression, qui est très violente, plane en arrière plan...

J'ai beaucoup aimé l'écriture, qui est très fluide. Tous les événements tiennent la route et s'enchaîne parfaitement. Maud Mayeras signe un très bon roman policier.

Pour moi, c'est une auteur à suivre.